À Kisangani et en RDC, l’aulacode représente une opportunité intéressante de diversifier la production de protéines animales à partir d’une espèce africaine bien adaptée aux ressources végétales disponibles. La RDC elle-même a identifié l’aulacodiculture comme une piste de développement de l’élevage à cycle court, de diversification des revenus et d’amélioration de l’offre alimentaire.
Pour les populations de Kisangani et de la Tshopo, l’enjeu est également de créer une alternative à la chasse de la faune sauvage. La viande d’aulacode est appréciée dans plusieurs régions d’Afrique ; son élevage peut donc contribuer à répondre à cette demande tout en créant une source de revenus pour les éleveurs et en réduisant la pression exercée sur les populations sauvages.
Pour DOKAS, l’aulacode s’inscrit parfaitement dans une logique d’agriculture intégrée : valorisation des fourrages, résidus et ressources végétales locales, production de viande, création de revenus et diversification des activités de la ferme. L’objectif n’est donc pas simplement d’introduire une nouvelle espèce, mais de contribuer à faire émerger à Kisangani une aulacodiculture maîtrisée, économiquement viable et respectueuse de la biodiversité.